17.04.09

La Séquestation des patrons

Ecrit dans Humeur à 22:53 par Bernard-Roger MATHIEU

Pourquoi travaille-t-on ?

Réponse : par philosophie, enrichissement personnel, pour le plaisir… parce qu’on n’a rien d’autre à foutre ?

Sérieusement : on travaille pour gagner tout simplement de l’argent.

Car sans argent on ne peut pas vivre dans la dignité. Exemple : les Rmiste, les chômeurs, les SDF, les clandestins etc.

Gagner suffisamment  d’argent à un âge normal, c’est se lancer dans la vie comme on dit.

Acheter une voiture qui permet d’aller travailler, construire sa maison, avoir les capacités de faire vivre une famille, donc avoir «  le luxe » d’en fonder une. Nourrir ses enfants, leur donner de l’éducation…

Tout ce que l’on écrit là c’est étrangement basic.

On ne parle pas des vacances, de l’accès aux loisirs… non on parle de l’élémentaire Dr Watson.

Or, aujourd’hui les patrons disposent d’un véritable droit de vie et de mort.

Le droit de licencier c’est un droit toujours vivace du Moyen-Âge de jeter à la rue une femme, un homme, des enfants… Nous sommes tous des Klinex !

Et le capitalisme n’est guère rassurant, même pas pour les petits patrons qui, pris dans la tourmente, ont besoin d’un tuba pour résister aux tsunamis économiques. Dans fond, les premières cibles du libéralisme, ce sont eux ! Sur eux reposent les plus douloureuses responsabilités.

Dans cette société injuste, restent les grandes sociétés. Les mammouths.

Celles qui font du bénef et licencient quand même.

Celles qui délocalisent pour faire encore plus d’argent.

Celles qui utilisent les gens non pas pour les faire vivre, mais pour faire vivre leur capital.

Alors tombent les verdicts des «  tribunaux ouvriers ».

Dans l’étonnement général ?

Ces patrons subissent de plus en plus d’incarcérations. Aux abois les victimes se révoltent.

« C’est interdit » clame Sarkozy effaré de ces débordements. « Interdit car nous sommes dans un état de droit » ( de droite ?).

Comme d’habitude il vient de faire usage d’un regard parcellaire. Celui qui fait semblant de ne pas comprendre.

Oui mais voilà le Droit n’est pas à sens unique.

Il ne peut y avoir de Droit sans Devoir.

D’un côté il ne peut y avoir ceux qui ont le droit de licencier et de l’autre, ceux qui n’auraient pas le droit d’être mécontent.

On pourrait développer gravement et longtemps les arguments.

Aussi, nous renverrons à la lecture d’un ouvrage. Celui d’André Pierrard La belle vie au pays noir paru en 1979 aux éditions: G.Blondel et J.Planquart/1979  http://arsyliv.wifeo.com/boutique-article-11026.html. ce livre prémonitoire parle de la séquestration d’un patron. Surprenant !

Que va-t-il se passer ? Les « malheureux » qui nous gouvernent n’ont pas la pointure pour affronter les événements. Où ils partiront ; ou ils s’entêteront. Mais de toute façon, ils n’auront pour seule solution, en regard de leur imagination et de leurs capacités à l’adaptation aux circonstances, qu’à pratiquer sans cesse plus de répression.

Sans être particulièrement pessimiste, on ne prend pas le bon chemin.

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